Neuf millions d’euros posés sur la table pour garantir la fin de saison. La moitié récupérée trois mois plus tard. C’est ce qui est sorti pendant l’audience des Girondins de Bordeaux devant le tribunal administratif, dans la bouche de la juge des référés elle-même.
Une info qui tombe au pire moment pour la crédibilité de l’ancien montage financier du club.
Ce que la juge des référés a lâché pendant l’audience
Pendant les débats, la juge des référés du tribunal administratif a indiqué que Gérard Lopez avait récupéré la moitié des 9 millions d’euros placés sous séquestre à l’été 2025. Pas en fin de saison. Dès septembre 2025.
L’information a été révélée par Sud Ouest, et reprise par WebGirondins. Elle est apparue au milieu d’un échange qui portait sur un tout autre sujet : les garanties financières du nouveau projet de reprise.
9 millions en juin, 4,5 récupérés en septembre : le rappel des faits
Retour en juin 2025. Gérard Lopez, juridiquement toujours propriétaire des Girondins, place 9 millions d’euros sous séquestre. Objectif affiché à l’époque : garantir que le club puisse aller au bout de sa saison.
Un séquestre, en clair, c’est de l’argent bloqué chez un tiers de confiance. Il n’est censé être débloqué que si les conditions prévues sont remplies. Sauf qu’en septembre, la moitié de la somme repart.
C’est exactement ce point que la juge a mis sur la table. Et il change la lecture de tout le dossier : une garantie qui fond de moitié en trois mois, ça pose la question de ce que vaut vraiment une promesse de fonds bloqués dans le football français.
Gérard Lopez, encore propriétaire des Girondins sur le papier
C’est le détail que beaucoup oublient. Malgré les négociations en cours, Gérard Lopez reste juridiquement le propriétaire du club. Le nouveau projet n’est pas encore acté, la bascule n’a pas eu lieu.
D’où la sensibilité du sujet devant le juge : on parle des garanties d’un repreneur pendant que l’ancien montage montre ses limites.
10,6 millions d’euros sous séquestre pour le nouveau projet
Aujourd’hui, le dossier de reprise s’appuie sur 10,6 millions d’euros actuellement placés sous séquestre. C’est le chiffre au cœur des débats.
Et c’est aussi celui qui avait déjà été rejeté comme argument par le CNOSF, selon WebGirondins. Autrement dit : la somme existe, mais elle n’a pas encore convaincu toutes les instances. Le précédent des 9 millions n’aide clairement pas.
Delport, Sparta Capital et Park Bench : les salaires déjà réglés
Face à ça, Dominique Delport, appelé à devenir président du club, a joué la carte des actes plutôt que des promesses. Il a mis en avant les premiers engagements de Sparta Capital et de Park Bench.
L’argument le plus concret : ces investisseurs ont réglé les salaires en retard. Alors même qu’ils ne sont pas encore officiellement propriétaires des Girondins de Bordeaux. Payer avant d’avoir les clés, c’est rare. Ça se remarque.
Ce qui se joue maintenant pour les Girondins
L’audience est terminée. La décision du juge des référés est attendue vendredi, d’après WebGirondins. Une échéance qui pèse lourd sur la suite du club.
En parallèle, les Ultramarines appellent à un rassemblement vendredi au Haillan. Et Alain Giresse, cité par WebGirondins, a publiquement demandé aux instances de réintégrer Bordeaux, avec une formule qui résume l’état d’esprit du camp bordelais : « Il y a l’argent ».
Pour le reste, tant que la décision n’est pas rendue, tout le monde spécule. On ne peut pas confirmer ce que contiendra le jugement.
Une chose est sûre : entre les 9 millions d’hier et les 10,6 millions d’aujourd’hui, c’est la confiance qui se joue autant que les chiffres. Toute l’actu bordelaise, en direct, c’est sur Gavé Fier.
Sources : WebGirondins, Sud Ouest.

