Comme la saison passée, Louis Bielle-Biarrey a été désigné meilleur international français par les joueurs de Top 14 eux-mêmes. Selon Sud Ouest, la récompense n’a surpris personne ce lundi soir à l’Olympia. Neuf essais inscrits dans le Tournoi des Six Nations 2026, un record absolu, dont quatre lors du seul match final face à l’Angleterre.
Un chef-d’œuvre dans un match totalement fou, terminé 48-46 selon Sud Ouest. Pour retrouver un quadruplé pareil dans le Tournoi, il fallait remonter à Chris Ashton en 2011, mais dans un contexte très différent puisque l’Angleterre avait alors écrasé l’Italie 59-13.
Des statistiques qui donnent le vertige
Selon Le Dauphiné Libéré, l’ailier de l’UBB a inscrit onze essais en huit matches cette saison avec le XV de France. Un an plus tôt déjà, il détenait le record du Tournoi avec huit essais, partagé jusque-là avec l’Écossais Ian Smith (1925) et l’Anglais Cyril Lowe (1914). Désormais, « LBB » trône seul en haut du classement.
Et la suite s’annonce vertigineuse. D’après Sud Ouest, il ne lui manque que neuf essais pour égaler le record absolu de réalisations dans l’histoire du Tournoi des Six Nations, détenu par l’Irlandais Brian O’Driscoll avec 26 essais. L’Irlandais avait eu besoin de quatorze ans pour y arriver. Bielle-Biarrey pourrait le dépasser en seulement quatre éditions du Tournoi.
Ce qu’il en dit lui-même
Face aux micros, le Bordelais reste modeste. « Je suis ailier donc je suis quand même vachement dépendant de tout le travail en amont », a-t-il rappelé selon Sud Ouest. Et d’après Le Dauphiné Libéré, il a ajouté : « Je suis très heureux et très fier de recevoir ce trophée. Étant ailier, je suis conscient que si on a de bons ballons, c’est que le travail est fait en amont par mes coéquipiers. »
La question du corps qui encaisse
Reste un sujet qui inquiète un peu du côté de Bordeaux. Selon Sud Ouest, le physique de la fusée girondine a été mis à rude épreuve ces deux dernières saisons : 31 matches l’an dernier pour 2 295 minutes jouées, soit plus que le maximum recommandé par World Rugby, après 30 rencontres en 2024-2025.
Interrogé là-dessus, l’intéressé assume plutôt qu’il ne s’économise. « Il n’y a pas d’économies à faire. Quand on s’économise, c’est là où il y a le plus de chances de se blesser », a-t-il répondu selon Sud Ouest. Il a tout de même reconnu, dans un sourire gêné, avoir été « un peu fatigué ces derniers temps » et remercié le staff de l’UBB de l’avoir ménagé sur les deux derniers matches.
Objectif Coupe du monde, sans y penser trop
À l’Olympia, toutes les questions tournaient forcément vers l’Australie et la Coupe du monde à venir. Bielle-Biarrey préfère ne pas s’y projeter trop vite. « Si j’y pense trop, je ne serai plus bon avec mon club. Et si je ne suis plus bon avec mon club, je ferai des moins bons matchs, et j’arriverai moins prêt en équipe de France », a-t-il expliqué selon Sud Ouest.
D’après Le Dauphiné Libéré, il vise d’abord « un troisième Tournoi des Six Nations » avant de se tourner vers l’objectif principal de la saison. Pas de plan sur la comète, juste match après match.
Un palmarès complet pour la Nuit du rugby 2026
Le trophée de Bielle-Biarrey n’était pas le seul décerné lundi soir. Selon Le Dauphiné Libéré, voici le palmarès complet de cette 22e édition :
- Meilleur joueur de Top 14 : Jack Willis (Stade Toulousain)
- Meilleur joueur international français : Louis Bielle-Biarrey (UBB)
- Révélation du Top 14 : Fabien Brau-Boirie (Pau)
- Plus bel essai du Top 14 : Émilien Gailleton (Pau)
- Meilleur staff de Top 14 : Montpellier Hérault Rugby
- Meilleur joueur de Pro D2 : Setareki Bituniyata (Provence Rugby)
- Meilleur staff de Pro D2 : RC Vannes
- Meilleure joueuse d’Élite 1 : Mathilde Lazarko (ASM Rugby Féminin)
- Meilleure joueuse internationale française : Léa Champon (FC Grenoble Amazones)
Selon Le Dauphiné Libéré, Jack Willis, capitaine du Stade Toulousain vainqueur de la finale face à Montpellier (28-20), conserve lui aussi son titre pour la deuxième année de suite. Il devient ainsi le deuxième joueur à réussir ce doublé consécutif, après Antoine Dupont en 2023 et 2024.
Un joueur bordelais dans tous les esprits, un trophée qui commence à ressembler à une évidence. Bielle-Biarrey a encore de la marge avant le Tournoi 2027, mais surtout un objectif bien plus grand qui l’attend : la Coupe du monde en Australie. On suit ça de près sur Gavé Fier.

