Une nouvelle vidéo tournée au coucher du soleil vient de refaire parler d’elle. On y voit une dauphine s’approcher de nageurs, à quelques mètres de la plage de Saint-Jean-de-Luz. Rien de nouveau pour les habitants du coin : ce cétacé vit dans la baie depuis l’automne 2025, et son histoire a largement dépassé le Pays basque.
Une installation qui dure depuis octobre 2025
Le dauphin, ou plutôt la dauphine (les analyses ont tranché en 2026), a pris ses quartiers dans la baie de Saint-Jean-de-Luz et Ciboure au début du mois d’octobre 2025. Plus d’un an après, elle est toujours là. Et elle n’a pas l’air pressée de reprendre le large, selon Sud Ouest, qui suit le dossier depuis le premier jour.
Un deuxième dauphin a même semblé vouloir s’installer à proximité au printemps 2026, selon le même journal. De quoi faire de cette baie un cas presque unique sur la côte atlantique.
La vidéo qui a relancé l’histoire
C’est le photographe Marco Urrutia (@marcourrutia1 sur Instagram) qui a filmé la scène début novembre 2026. Sa vidéo montre la dauphine s’approcher des derniers baigneurs, dans la lumière du coucher de soleil. Gavé Fier la partage ici avec son accord.
Le moment est beau. Mais il résume aussi tout le problème que pose cette installation : plus les gens s’approchent, plus l’animal s’habitue à eux.
Pourquoi il ne faut jamais s’en approcher
La loi est claire sur ce point, et elle ne date pas d’hier. L’arrêté ministériel du 1er juillet 2011 interdit toute approche à moins de 100 mètres d’un dauphin ou d’un autre mammifère marin, ainsi que le fait de le poursuivre, de l’encercler ou de le toucher. La mairie de Saint-Jean-de-Luz l’a rappelé sur son site officiel début avril 2026, dans un article intitulé « Un dauphin est présent dans la baie, respectons-le ! ».
Sur le terrain, la règle est pourtant loin d’être respectée. Pascale Fossecave, océanographe et correspondante locale du réseau échouage de l’observatoire Pélagis (La Rochelle), a décrit à Sud Ouest des scènes inquiétantes : des parents qui tentent de poser leurs enfants sur son dos, des baigneurs qui s’accrochent à son aileron pour se faire tracter, des rumeurs de nourrissage. « Le comportement de l’animal sauvage peut se révéler imprévisible. Celui de l’être humain dit civilisé aussi », résume-t-elle.
Chaque contact rapproche un peu plus la dauphine des bateaux, des hélices et du danger. C’est aussi ce qui explique pourquoi la mairie prépare des mesures à la fois préventives et répressives avant l’arrivée des touristes.
Un sujet qui est remonté jusqu’au ministère
L’histoire a pris une telle ampleur qu’elle a été évoquée au Conseil municipal de Saint-Jean-de-Luz en avril 2026, puis portée à la connaissance de la ministre de la Mer et de la Pêche, venue sur place en août 2026. De quoi confirmer que ce petit coin de baie est devenu un vrai sujet de société, bien au-delà d’une simple curiosité pour touristes.
La vidéo de Marco Urrutia le montre bien : cette dauphine attire, émeut, et pose question. Le bon réflexe reste toujours le même, qu’on soit en vacances au Pays basque ou ailleurs sur le littoral : on regarde de loin, on ne s’approche pas, on ne touche pas. Tu l’as déjà croisée dans l’eau ? Abonne-toi à @gavefierbordeaux pour suivre la suite.

