Le parquet de Bordeaux a annoncé la mise en examen de 19 hommes dans l’affaire des viols collectifs de Reignac, dans le nord-Gironde. Une enquête qui remonte à 2023 et qui pourrait encore s’élargir : selon Le Monde, une centaine de participants potentiels ont été identifiés.
Une affaire qui démarre par la plainte d’une ex-compagne
Tout part d’une plainte déposée en 2023. Une femme accuse son ex-compagnon d’avoir organisé des viols collectifs, en invitant d’autres hommes à participer aux agressions sexuelles qu’elle subissait. L’homme visé, un habitant de Reignac, a été placé en détention provisoire le 10 avril 2025.
D’autres anciennes compagnes du suspect, entendues ensuite par les enquêteurs, décrivent le même mode opératoire, selon France Bleu Gironde. Un système qui se serait répété sur plusieurs années, entre 2011 et 2024.
Des dizaines de vidéos retrouvées au domicile du suspect
Les perquisitions menées chez le principal mis en cause changent la donne. Les enquêteurs y découvrent des dizaines de vidéos, tournées dans une pièce dédiée de sa maison. Certaines auraient même été diffusées en direct sur un site spécialisé.
Pour le parquet de Bordeaux, ces images sont un élément de preuve central. Elles permettent d’identifier progressivement des participants, mais surtout d’établir l’absence de consentement des victimes, notamment via des cris de douleur enregistrés sur certaines vidéos. Interrogé, le suspect ne conteste pas les pratiques filmées mais refuse leur qualification juridique de viol.

19 hommes mis en examen, une centaine d’autres visés
La première vague de mises en examen, au printemps 2025, concernait quatre hommes, dont le suspect principal, poursuivis pour viols accompagnés d’actes de torture et de barbarie. De nouvelles opérations judiciaires ont suivi en juin puis en décembre 2025.
Le parquet a annoncé cinq nouvelles mises en examen ce vendredi 17 juillet 2026, portant le total à 19 hommes poursuivis dans ce dossier. Selon Le Monde, ils sont âgés de 37 à 61 ans, taxis, gérants de société ou ouvriers agricoles, pour la plupart originaires de Gironde.
L’enquête est loin d’être terminée. Toujours selon Le Monde, les enquêteurs auraient recensé près d’une centaine d' »objectifs potentiels », c’est-à-dire de participants susceptibles d’avoir pris part aux viols filmés. Les scènes identifiées ne se limitent pas à Reignac : des lieux ont aussi été localisés dans des clubs libertins de la métropole bordelaise, ainsi que dans l’Hérault et le Gard.
Ce que dit le maire de Reignac
Le maire de Reignac, Pierre Renou, a réagi à l’annonce du parquet. Il espère que l’enquête permettra d’identifier l’ensemble des hommes impliqués : « il faut que l’enquête aille le plus loin possible et que la justice fasse son travail. »
Ce qu’on ne peut pas confirmer à ce stade
- Le nombre exact de victimes identifiées : une source évoque six victimes, dont cinq parties civiles, mais ce chiffre n’est pas recoupé par toutes les sources. Je ne peux pas confirmer ça avec certitude.
- L’identité complète du suspect principal, dont seule l’initiale du nom de famille circule dans la presse à ce stade.
L’enquête se poursuit, avec de nouvelles auditions et potentiellement de nouvelles mises en examen à venir. Retrouve toute l’actu locale Bordeaux et Gironde sur Gavé Fier.

