Parcoursup va changer. Après un mois de blocages et de manifestations dans les lycées, le gouvernement a présenté le 26 octobre 2026 une série de mesures sur l’orientation, les effectifs et les moyens de l’école. Voici ce qui change concrètement pour les lycéens et les étudiants, et comment le mouvement s’est vécu à Bordeaux et en Gironde.

Un mouvement parti des lycées, jusque dans la rue
Depuis la fin septembre, des centaines de lycées ont été bloqués à travers le pays. Le mouvement a culminé lors de deux journées nationales, les 17 et 24 octobre, qui ont rassemblé respectivement 550 000 et 410 000 personnes selon le ministère de l’Intérieur. La revendication la plus visible : la suppression de Parcoursup, jugé opaque et stressant, mais aussi davantage de moyens pour l’école.
Parcoursup maintenu en 2027, remplacé en 2028
Le gouvernement écarte la suppression immédiate, mais promet une refonte en deux temps, selon les propos de Sébastien Lecornu.
- Pour la session 2027, la plateforme est maintenue mais simplifiée : la lettre de motivation devient l’exception, chaque refus devra être expliqué, et les critères de sélection seront publiés de façon plus détaillée. Une commission de transparence sera installée dans chaque académie.
- Pour 2028, un nouvel outil d’admission doit remplacer Parcoursup. Un comité de réforme rendra ses conclusions fin novembre 2026.
15 000 places en plus dans le supérieur
Le gouvernement annonce jusqu’à 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur dès la rentrée 2027, d’abord en Île-de-France : 10 000 en BTS, 4 000 en IUT et 1 000 dans les formations de santé.
Au lycée : des classes de seconde à 28 élèves
- Un plafond de 28 élèves par classe de seconde dès la rentrée 2027, dans la moitié des lycées publics (ceux qui accueillent les élèves les moins favorisés), étendu à l’ensemble des lycées en 2028.
- L’abandon de la suppression de 800 postes prévue au budget 2027, et des recrutements supplémentaires d’enseignants.
- 4 milliards d’euros de prêts pour rénover les lycées et les collèges, et 1 milliard pour les universités.
À Bordeaux, un mouvement très suivi
En Gironde, le mouvement a été fort dès le début du mois d’octobre : une vingtaine de lycées ont été bloqués, et le lycée François-Mauriac, à Bordeaux, a été touché par un incendie, selon France 3 Nouvelle-Aquitaine, une enquête ayant été ouverte. Le 17 octobre, 7 000 personnes se sont rassemblées place de la Bourse selon la préfecture. Des représentants lycéens ont par ailleurs été reçus par la préfète de la Gironde.
Et maintenant ?
Les syndicats lycéens et étudiants jugent ces mesures insuffisantes et appellent à de nouvelles journées d’action, les 31 octobre et 5 novembre. Le sujet doit aussi faire l’objet d’un débat à l’Assemblée nationale. Autrement dit, le dossier Parcoursup est loin d’être refermé.
Questions fréquentes sur la réforme de Parcoursup
Parcoursup est-il supprimé ?
Non. La plateforme est maintenue pour la session 2027, puis doit être remplacée par un nouvel outil visé pour 2028.
Qu’est-ce qui change dès 2027 ?
La lettre de motivation devient l’exception, chaque refus devra être expliqué et les critères de sélection seront publiés plus en détail.
Combien de places en plus dans le supérieur ?
Jusqu’à 15 000 dès la rentrée 2027 (10 000 en BTS, 4 000 en IUT, 1 000 en santé), d’abord en Île-de-France.
Les classes vont-elles être allégées ?
Oui, un plafond de 28 élèves par classe de seconde est prévu dès 2027 dans la moitié des lycées les moins favorisés.
Le mouvement est-il terminé ?
Non. De nouvelles journées d’action sont annoncées les 31 octobre et 5 novembre.
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Sources : France 24, franceinfo, Thotis (propos de Sébastien Lecornu), AFP et Wikipédia ; à Bordeaux, Rue89 Bordeaux, France 3 Nouvelle-Aquitaine et ICI Gironde.

