C’est une rumeur qui secoue Bordeaux depuis plusieurs semaines. Une des enseignes les plus emblématiques de la ville pourrait changer de mains.
Baillardran, indissociable du canelé bordelais, serait en pleine négociation de vente. Mais derrière cette annonce, la réalité est plus nuancée.
Une marque historique ancrée à Bordeaux depuis 1988

Fondée en 1988 à Bordeaux, Baillardran s’est imposée comme une référence incontournable du canelé.
À l’origine simple pâtisserie familiale située rue Judaïque, la maison a fait un choix fort dès 1992 : se spécialiser dans un seul produit. Un pari gagnant.
Depuis, la marque a construit sa réputation autour de ce petit gâteau à la croûte caramélisée et au cœur moelleux, devenu un symbole local.
Une vente envisagée mais pas encore actée
Depuis environ un an, l’entreprise serait officiellement en vente. Plusieurs discussions auraient été engagées avec des potentiels repreneurs.
Parmi eux, un acteur se détache : le groupe Herz France, déjà propriétaire de Be My Cookie, qui pourrait reprendre l’enseigne.
Mais à ce jour, aucune transaction n’a été finalisée. Le fondateur Philippe Baillardran l’assure : aucune vente n’est signée.
Des signes de fragilité ces derniers mois
Si cette possible vente fait autant réagir, c’est aussi parce que la marque traverse une période plus délicate.
- Fermeture de la boutique rue Porte-Dijeaux
- Arrêt de l’atelier historique des Grands-Hommes
- Inquiétudes internes sur les perspectives
Des décisions qui ont marqué les Bordelais, notamment dans le Triangle d’or où la marque s’était développée dès les années 90.
Une condamnation qui a marqué un tournant

En janvier 2025, Baillardran a été condamné à une amende de 100 000 euros pour pratiques commerciales trompeuses.
L’enseigne était accusée d’utiliser de la vanille non biologique et de congeler une partie de ses canelés avant revente, sans transparence suffisante.
Une affaire qui a pu fragiliser l’image de la marque, historiquement associée à l’artisanat.
Quel avenir pour les boutiques et les salariés ?
Dans les scénarios évoqués, les boutiques et leurs équipes pourraient être conservées.
Une information importante pour les employés comme pour les clients fidèles.
L’objectif serait donc une reprise avec continuité, et non une disparition de la marque.
Un symbole bordelais difficile à imaginer sans Baillardran
Pour beaucoup, Baillardran fait partie du paysage bordelais. Au même titre que le canelé lui-même.
L’idée d’un rachat peut sembler logique économiquement. Mais émotionnellement, elle reste difficile à accepter pour une partie des Bordelais.
La suite dépendra des négociations en cours. Une chose est sûre : le sujet ne laisse personne indifférent.

