Bordeaux décroche la deuxième place d’un classement national des villes où les femmes sont les mieux soignées. Une reconnaissance qui repose sur des données concrètes : densité médicale élevée, établissements de référence et dispositifs dédiés à la santé féminine.
La ville se distingue notamment par la qualité de ses structures de prise en charge et par une politique locale qui place les inégalités d’accès aux soins au cœur des priorités.
Une densité médicale au-dessus de la moyenne nationale
Bordeaux affiche 12,6 médecins généralistes pour 10 000 habitants, soit 4 points au-dessus de la moyenne nationale.
Contrairement à de nombreuses grandes villes, Bordeaux n’est donc pas considérée comme un désert médical.
Ces données s’appuient sur une étude menée par l’agence d’urbanisme Bordeaux Aquitaine (a’urba) et l’Observatoire régional de la santé de Nouvelle-Aquitaine (ORSNA).
Des établissements de santé de premier plan

Plusieurs structures contribuent directement à ce classement :
- L’Institut Bergonié, Centre de lutte contre le cancer (CLCC), classé 3e national pour la prise en charge des cancers du sein selon le baromètre 2025 du Point.
- Le CHU de Bordeaux, désormais doté d’un centre expert de la ménopause.
- Une filière endométriose régionale structurée autour de deux centres de recours reconnus au niveau européen.
- L’Institut franco-européen multidisciplinaire d’endométriose (IFEM Endo) de la Clinique Tivoli-Ducos.
La prise en charge des cancers féminins, de l’endométriose ou encore de la ménopause figure donc parmi les points forts du territoire.
Lutter contre les inégalités d’accès aux soins

Si la qualité des établissements ne dépend pas directement de la municipalité, la lutte contre les inégalités d’accès aux soins, elle, relève bien des choix politiques locaux.
Un premier centre de santé municipal multiprofessionnel doit ouvrir en 2027 dans l’un des huit quartiers prioritaires de Bordeaux.
Un sixième centre médico-scolaire municipal est également prévu, après la création d’un cinquième centre dès 2020.
La Ville intègre aussi les inégalités liées au genre dans ses priorités de santé publique.
Un engagement aux côtés des associations
La municipalité travaille avec une quinzaine d’associations locales engagées dans la cause féminine :
- Maison des femmes et Perla pour les violences faites aux femmes
- Maison RoseUp et Sœurs d’encre pour les soins de support post-cancer
- CACIS pour la santé sexuelle
- EndoFrance et Elle La vie L’avenir pour la sensibilisation à l’endométriose
- L’Burn pour la santé mentale
- DisDameDonc pour la santé des femmes tout au long de la vie
Parmi les actions concrètes : le projet EndoPark avec la création de sept bancs urbains jaunes équipés d’un QR code informatif sur l’endométriose.
Des récompenses nationales

À l’automne dernier, Bordeaux a reçu deux distinctions :
- Le Trophée Turquoise pour son engagement dans la prévention des cancers gynécologiques pelviens.
- Le trophée « Collectivités et prévention des cancers » remis par l’Institut national du cancer (Inca).
En septembre, le Village santé durable, événement créé en 2022, a rassemblé 3 500 visiteurs, soit plus du double de l’année précédente.
Cette deuxième place nationale repose donc sur des indicateurs mesurables : densité médicale, structures spécialisées, politique publique engagée et mobilisation associative.
Bordeaux confirme ainsi sa position parmi les villes françaises les mieux équipées pour la santé des femmes.
Une fierté locale qui repose sur des faits concrets.

